Chroniques Cultur'elles & Coquetteries

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La chick lit, qu’est-ce que c’est ? Littéralement, cela signifie la « littérature de poulettes », ce qui vous donne une idée du style : la littérature des cancans, des ragots, du commérage, du bavardage et j’en passe.

On commence à entendre parler de ce genre de littérature avec Le Journal de Britget Jones, mais on a aussi en tête Le diable s’habille en Prada de Laurence Weisberger ou encore Sex and the City de Candace Bushnell et on a pu voir par la suite leurs (médiocres et caricaturales) adaptations cinématographiques.

Écrit par des femmes pour des femmes, voilà le fil directeur de la chick lit’. Les thèmes abordés portent le plus souvent sur les petits problèmes de la vie quotidienne : l’amour, les relations, l’environnement du travail, le mariage, les problèmes de poids, la toxicomanie… Et bien plus encore. Les auteures optent pour un ton désinvolte, désabusé et le tout bourré d’humour noir.

Une fois le tableau dressé, on entend toute sorte de spéculation. Prose insipide, bavardage abrutissant…

C’est comme pour tout, il y a de la mauvaise chick lit’ et heureusement pour cet article, il y en a de la bonne.

Connaissez-vous Marian Keyes ? Écrivaine irlandaise, elle publie son premier roman Watermelon en 1995. Et s’ensuit une longue liste de bestseller.
Réponds si tu m’entends (Anybody out there) paraît en 2007. Cet ouvrage fait parti de la saga consacrée aux mésaventures des sœurs Walsh.

Petite entrevue de l’histoire : Anna se remet difficilement de l’accident dont elle a été victime et repart se soigner chez ses parents en Irlande. Mais son mari semble lui en vouloir et ne souhaite plus lui parler, Anna est prête à tout pour le retrouver. Même mettre New York sens dessus dessous !

La particularité de ses écrits réside dans un style qui lui est bien propre. Dans tout ces romans, Marian Keyes traite des sujets profonds, et jongle à la perfection entre le rire et les instants durs. Sous une apparence légère, c’est un sujet difficile qui y est traité.

Dans Réponds si tu m’entends, Marian Keyes nous balade tout au long du livre, elle vous fera autant rire que pleurer.

Réponds si tu m’entends, c’est de la bonne chick lit’ et pour ne pas spoiler l’histoire, je vous le recommande chaudement !

KA

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Passer du livre papier au numérique et je vous l’accorde une innovation.

En effet, l’apparition des liseuses a quelque peu transformé le monde de l’édition.

Depuis plusieurs années maintenant, on entend de plus en plus parler des liseuses électroniques (ou livres numériques, ebook, à votre guise de choisir).

Étant une grande amoureuse des livres, du papier, de sa texture, de son odeur… Parce que lire un livre est aussi une affaire sensuelle, je me suis posée la question si j’étais prête à délaisser le livre papier pour une liseuse électronique ?

La réponse est non. Je serais toujours admirative quand je rentre dans une librairie, j’aimerais toujours toucher un livre, le feuilleter, l’ouvrir, tourner les pages… Je resterais une grande passionnée du livre, qui pour moi occupe une place d’exception culturelle.

Mais je ne suis pas contre la modernité. Peut-on s’attaquer à l’apparition de l’aviation ? En d’autres termes, on ne peut pas empêcher les avancements technologiques.

Étant aussi un brin geekette, j’ai trouvé le concept intéressant et j’ai décidé de me pencher d’avantage sur cette innovation. Pour mon plus grand plaisir, on m’a offert le Kobo by Fnac, une liseuse tactile toute en finesse.

Et je suis admirative par son côté pratique. Avoir des centaines de livres dans moins de 200g, c’est tout de même imbattable ? Dans le métro, on peut facilement opter pour le Kobo au lieu de dernier tome massif d’Harry Potter, fini le mal de dos à porter les favoris de la bibliothèque.

Étant également coquette, l’aspect esthétique à son importance. Je trouve son design élégant, tout en finesse, le style coussin du dos donne du chic à cette liseuse.

À l’utilisation, l’écran vous donne l’impression de lire une page de papier, donc aucune comparaison avec le mal aux yeux d’après avoir passé une journée devant un écran d’ordinateur.

Le must pour moi : vivant une année à l’étranger, j’ai parcouru quasiment toutes les librairies de la ville à la recherche de rayon en langue française. Par mon plus grand désarrois, la plupart ne proposent que les grands classiques, alors quand on souhaite de la nouveauté on est rapidement déçu. Et le Kobo pallie honorablement à ce manque. Il me suffit de taper le titre du livre que je désire, l’acheter, et je commence ma lecture dans la minute qui suit.

Pour moi, la liseuse a plusieurs avantages incontestables.

Après, de là à offrir une liseuse à ma grand mère… Je ne sais pas. Je ne pense pas que ça soit une question de génération, mais cela concerne d’avantage nos habitudes de lectures. Je comprends que cela puisse rebuter certain, mais il faut rester ouvert aux nouveautés et à défaut de l’adopter il faut au moins tester le concept !

Je reste cependant, vous l’aurez compris, une passionnée du livre. Car sur fond de crise, le livre traverse en ce moment d’important troubles, et il est impératif de mener le combat pour la survie du livre, de son image, de sa présence dans la société.

Et vous, vos impressions ? 

KA


Non, cet article ne portera pas sur vos petites affaires audacieuses et solitaires. Mais on peut aussi se faire du bien de moult façons !

Il pleut. J’me sent pas bien. J’ais pas quoi faire de ma vie. Oui, ce sont des choses qui arrivent, à tout le monde qui plus est.

Mais comme tout, ça passe. Avec le temps, avec son amoureux, avec ses amis. Et pourquoi pas avec un bon livre ?

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Un livre ça permet d’oublier, où l’on est, qui l’on est… Ça vous bascule, ici est là, dans un autre univers, ça vous donne de petites claques, ça vous fait réfléchir, sur vous même et sur les autres. Un bon livre ça vous fait du bien.

Un livre, c’est quelque chose qui vit, que vous sentez, et vous ressortez, c’est un espace de rêve.

Un livre ça sent bon. Je peux ressortir un livre et que j’ai lu il y a des années, je me rappelle l’endroit où j’étais rien que par l’odeur.

Un livre ça sent bon le printemps, dans un parc sur un banc, allongé dans l’herbe les doigts de pieds en éventail.

Ça vous rassure, pendant une après-midi cocooning, pyjama, chaussettes polaires (ne mentez pas, tout le monde en a), sous la couette un bon dimanche.

Voilà c’est un remède parmi d’autres, mais en cas de coups de blues, de chagrin d’amour, d’insomnie, d’ennui dominical… un livre ça vous fait du bien.

Et vous, votre livre pour vous faire du bien ?

KA


Coup de cœur littéraire. Un avion sans elle de Michel Bussi, paru en janvier 2012 est une révélation.

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La présentation du livre par les éditions Presses de la Cité :

Lyse-Rose ou Emilie? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ?

Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ? 

Ce livre est totalement captivant.

C’est une histoire qui commence par la fin. Le détective privé engagé par la famille fortunée pour une enquête qui va durer dix-huit ans, laisse au lecteur toute son enquête consignée dans un cahier. On a alors en notre possession un roman policier dans un roman policier !

C’est une course contre la montre, il y a des meurtres, des mensonges et de l’amour en jeux.

Le rythme de l’histoire est haletant, palpitant. C’est une enquête entre passé et présent. Et c’est ce qui fait l’originalité de ce polar, c’est le parallèle entre cette enquête longue, consciencieuse de dix-huit années, et cette course pour la vérité en deux-trois jours.

Autre point intéressant : il y a deux mondes qui s’opposent. Celui des riches et celui des pauvres. On s’attend à un tableau du pauvre/gentil face au riche/méchant, prêt à tout pour récupérer sa petite-fille. Pourtant, l’auteur nous balade dans une intrigue ou ce qui se passe ne se prévoit pas. On a tendance à prendre parti pour l’un, mais plus les pages défilent, plus les personnages changent, plus l’atmosphère est troublante. L’enquête se fait également autour de la relation entre deux femmes que tout sépare, deux mondes hostiles qui s’affrontent. Cette opposition sociale qui s’entremêle donne un petit air « La vie est un long fleuve tranquille », mais version polar.

C’est aussi une histoire d’amour. D’un amour interdit, incestueux, s’il l’est, car la course contre la montre est aussi pour découvrir s’ils sont oui ou non frères et sœurs, s’ils ont le droit de s’aimer.

C’est un polar made in France. L’histoire devient réelle car près de chez nous. Pas de bulding, pas de drogue, ça ce passe ici et là. En banlieue parisienne, à l’université, en Normandie… C’est la France que l’on connaît.

Vous allez croire, savoir, qui est qui, mais au final pas du tout, Michel Bussi vous balade à souhait !

En fond, c’est une enquête classique, mais il en fait quelque chose d’extraordinaire. Une fois dedans vous ne lâcherez plus rien!

Vous l’aurez compris, gros coup de cœur ! C’est bien construit, la mécanique de l’intrigue nous tient en haleine jusqu’au dénouement, c’est intelligent et reste de la place aux sentiments.

Que demande le peuple !

Vous connaissez ?

KA


Autre découverte culturelle-décalée du moment, la chronique BD de Pénélope Bagieu. Si vous ne connaissez pas encore l’univers de la bande dessinée, cette rubrique est faite pour vous. Elle y présente ses coups de cœurs BD en vidéo.

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Pénélope Bagieu est une illustratrice qui s’est faite connaître grâce à son blog BD « Ma vie est toute à fait fascinante » où elle y expose des instants de sa vie quotidienne girly, sous le pseudonyme de Pénéloppe Jolicoeur.

Chroniqueuse pour Arte, elle réalise également Fini de rire, un court métrage d’animation pour Canal+. Pénélope Bagieu ne perd pas de temps, de ses chroniques dans de nombreux magasines elle tire une première bande dessinée Joséphine dont elle assure elle-même textes et illustrations. S’ensuit Cadavre exquis aux éditions Gallimard, sa première histoire longue.

Elle anime, non sans moins d’intérêts, la rubrique BD sur la chaîne Madmoizelle.tv, qui si vous ne connaissez pas est devenue le site web dédié aux vidéos de Madmoizelle.com.

Vous pouvez suivre ses chroniques sur le site de Madmoizelle.tv ou en suivant ses toutes dernières apparitions sur la chaîne Youtube de Madmoizelle.com.

Elle vous fera aimer la bande dessiné, elle vous emmène dans son monde et vous propose tout un tas de découvertes du moment. Décalée, un brin d’humour et de gaieté sans oublier le côté culturel, il ne vous manque plus qu’à découvrir son univers.

Actualité de Pénélope Bagieu : Sorti en janvier de cette année, son sixième album, La Page Blanche, (édition Delcourt), en collaboration avec Boulet. Bande dessinée sur le thème de l’amnésie.

Et Pénélope Bagieu est partout. Même dans un épisode de BREF ! « Je me suis bourré la gueule », épisode du 3octobre 2011.

Et vous, votre BD du moment ?

KA


Découverte culturelle, ce nouveau lieu d’expression rassemble l’équipe de la librairie la Griffe Noire pour nous parler de leurs derniers coups de cœurs.

La Griffe Noire, si vous ne connaissez pas encore, est une librairie à Saint-Maur-des-fossés dans le Val de Marne, ouverte depuis 1987. Vous avez certainement entendu parler d’un de ses célèbre libraire atypique, qui n’est qu’autre que Gérard Collard, le chroniqueur littéraire le plus déjanter du paysage audiovisuel français.

Lui et son équipe composée notamment de la journaliste Marina Carrère d’Encausse, Jean Casel, Patrick de Funès, Carole S, Danielle Moreau, David Medioni… présentent les dernières lectures qu’ils ont aimé et partagent leurs conseils littéraires.

C’est une autre façon de parler du livre. Gérard Collard a pour pari de convaincre ceux qui lisent peu, ou ne lisent plus. Il joue du livre, de son auteur et de son éditeur, il parle avec passion et veut changer l’image élitiste de la littérature.

Je vous invite à les découvrir.

http://www.lesdeblogueurs.tv/

KA