Chroniques Cultur'elles & Coquetteries

Archives de Catégorie: Un brin de culture

New Girl, la série qui va vous mettre de bonne humeur. La comédie, en elle-même, n’a rien de très originale, elle reprend le concept (ressassé ?) d’une bande de pote (Friends, How I meet your mother…). Alors si vous pensez que cette série n’apporte rien de neuf dans le paysage télévisuel actuel, vous vous méprenez !

L’addiction est totale. La série met en scène Jess (petite anecdote : Zoey Deschanel est la petite sœurs de Bones), une jeune femme qui vient de se faire plaquer et qui emménage avec trois collocs, au masculin.

Jess, la new girl du titre, est totalement loufoque. Personnage atypique avec son humour décalé, ses tenues de fi-fille un brin geekette, elle aime s’exprimer en chansons un peu cheap. Elle voue un culte à Dirty Dancing (qui ne le fait pas?) et ne se prend jamais au sérieux, ce qui rend son personnage complètement taré et tellement attachant !

Nick Miller, ex étudiant en droit, il n’a jamais fini son cursus et est devenu barman. C’est un peu le pessimiste de la bande, le faux détendu. Pas très à l’aise avec son salaire de barman il est très pointilleux avec l’argent et refuse la moindre aide de la part de ses colocataires. Il a eu beaucoup de mal à se remettre de sa rupture, et se montre très vulnérable. Mais au fil des épisodes, on voit un Nick attentionné, déjanté, et il reste le coloc le plus mature (pour vous dire le niveau!).

Winston Bishop, un basketteur pro qui est de retour après un contrat de plusieurs années en Lettonie. Il se sent déconnecté et aura beaucoup de mal à se refaire une vie à son retour, notamment à trouver un travail. Sûr de lui, il garde son esprit de compétition du fait de son passé sportif, ce qui est souvent très drôle.

Schmidt, l’élément comique de la bande. Il est persuadé d’être irrésistible auprès des femmes, mais ses réparties sont souvent douteuses. Très maniéré et maniaque, on se demande souvent s’il n’est pas gay ! Et pourtant non. Il adore se balader à moitié nu dans l’appartement, ou alors avec son fameux kimono ! Il est énervant à souhait et on en redemande !

Cece, meilleure amie de Jess, et accessoirement mannequin. Cette fille va vous donner des complexes, surtout si vous regardez la série avec monsieur, attendez-vous à de multiples commentaires. Elle est très différente de Jess, de par son physique et son attitude un peu froide, mais est très gentille et toujours fidèle à son poste de conseillère auprès de Jess.

Point négatif: Coatch initialement prévu pour incarné un des colocataires, apparaît seulement dans le premier épisode, et nous fait espérer tellement de bons moments pour les épisodes qui suivent. Mais malheureusement il quitte la série et est remplacé.

Addictif. Pour le personnage de Jess qui reste quelqu’un d’attachant, autant que pour ses trois colocataires gentiment frappadingue. Pour les seconds rôles qui sont bien souvent eux aussi allumés. Pour la sincérité avec laquelle est écrite la série, toujours touchante et attachante. Pour l’humour de l’ensemble, décalée, timbrée, loufoque. Pour cette sensation agréable et rafraîchissante devant chaque épisode !

Vous connaissez ?

KA

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La chick lit, qu’est-ce que c’est ? Littéralement, cela signifie la « littérature de poulettes », ce qui vous donne une idée du style : la littérature des cancans, des ragots, du commérage, du bavardage et j’en passe.

On commence à entendre parler de ce genre de littérature avec Le Journal de Britget Jones, mais on a aussi en tête Le diable s’habille en Prada de Laurence Weisberger ou encore Sex and the City de Candace Bushnell et on a pu voir par la suite leurs (médiocres et caricaturales) adaptations cinématographiques.

Écrit par des femmes pour des femmes, voilà le fil directeur de la chick lit’. Les thèmes abordés portent le plus souvent sur les petits problèmes de la vie quotidienne : l’amour, les relations, l’environnement du travail, le mariage, les problèmes de poids, la toxicomanie… Et bien plus encore. Les auteures optent pour un ton désinvolte, désabusé et le tout bourré d’humour noir.

Une fois le tableau dressé, on entend toute sorte de spéculation. Prose insipide, bavardage abrutissant…

C’est comme pour tout, il y a de la mauvaise chick lit’ et heureusement pour cet article, il y en a de la bonne.

Connaissez-vous Marian Keyes ? Écrivaine irlandaise, elle publie son premier roman Watermelon en 1995. Et s’ensuit une longue liste de bestseller.
Réponds si tu m’entends (Anybody out there) paraît en 2007. Cet ouvrage fait parti de la saga consacrée aux mésaventures des sœurs Walsh.

Petite entrevue de l’histoire : Anna se remet difficilement de l’accident dont elle a été victime et repart se soigner chez ses parents en Irlande. Mais son mari semble lui en vouloir et ne souhaite plus lui parler, Anna est prête à tout pour le retrouver. Même mettre New York sens dessus dessous !

La particularité de ses écrits réside dans un style qui lui est bien propre. Dans tout ces romans, Marian Keyes traite des sujets profonds, et jongle à la perfection entre le rire et les instants durs. Sous une apparence légère, c’est un sujet difficile qui y est traité.

Dans Réponds si tu m’entends, Marian Keyes nous balade tout au long du livre, elle vous fera autant rire que pleurer.

Réponds si tu m’entends, c’est de la bonne chick lit’ et pour ne pas spoiler l’histoire, je vous le recommande chaudement !

KA


Non, cet article ne portera pas sur vos petites affaires audacieuses et solitaires. Mais on peut aussi se faire du bien de moult façons !

Il pleut. J’me sent pas bien. J’ais pas quoi faire de ma vie. Oui, ce sont des choses qui arrivent, à tout le monde qui plus est.

Mais comme tout, ça passe. Avec le temps, avec son amoureux, avec ses amis. Et pourquoi pas avec un bon livre ?

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Un livre ça permet d’oublier, où l’on est, qui l’on est… Ça vous bascule, ici est là, dans un autre univers, ça vous donne de petites claques, ça vous fait réfléchir, sur vous même et sur les autres. Un bon livre ça vous fait du bien.

Un livre, c’est quelque chose qui vit, que vous sentez, et vous ressortez, c’est un espace de rêve.

Un livre ça sent bon. Je peux ressortir un livre et que j’ai lu il y a des années, je me rappelle l’endroit où j’étais rien que par l’odeur.

Un livre ça sent bon le printemps, dans un parc sur un banc, allongé dans l’herbe les doigts de pieds en éventail.

Ça vous rassure, pendant une après-midi cocooning, pyjama, chaussettes polaires (ne mentez pas, tout le monde en a), sous la couette un bon dimanche.

Voilà c’est un remède parmi d’autres, mais en cas de coups de blues, de chagrin d’amour, d’insomnie, d’ennui dominical… un livre ça vous fait du bien.

Et vous, votre livre pour vous faire du bien ?

KA


Coup de cœur littéraire. Un avion sans elle de Michel Bussi, paru en janvier 2012 est une révélation.

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La présentation du livre par les éditions Presses de la Cité :

Lyse-Rose ou Emilie? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ?

Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ? 

Ce livre est totalement captivant.

C’est une histoire qui commence par la fin. Le détective privé engagé par la famille fortunée pour une enquête qui va durer dix-huit ans, laisse au lecteur toute son enquête consignée dans un cahier. On a alors en notre possession un roman policier dans un roman policier !

C’est une course contre la montre, il y a des meurtres, des mensonges et de l’amour en jeux.

Le rythme de l’histoire est haletant, palpitant. C’est une enquête entre passé et présent. Et c’est ce qui fait l’originalité de ce polar, c’est le parallèle entre cette enquête longue, consciencieuse de dix-huit années, et cette course pour la vérité en deux-trois jours.

Autre point intéressant : il y a deux mondes qui s’opposent. Celui des riches et celui des pauvres. On s’attend à un tableau du pauvre/gentil face au riche/méchant, prêt à tout pour récupérer sa petite-fille. Pourtant, l’auteur nous balade dans une intrigue ou ce qui se passe ne se prévoit pas. On a tendance à prendre parti pour l’un, mais plus les pages défilent, plus les personnages changent, plus l’atmosphère est troublante. L’enquête se fait également autour de la relation entre deux femmes que tout sépare, deux mondes hostiles qui s’affrontent. Cette opposition sociale qui s’entremêle donne un petit air « La vie est un long fleuve tranquille », mais version polar.

C’est aussi une histoire d’amour. D’un amour interdit, incestueux, s’il l’est, car la course contre la montre est aussi pour découvrir s’ils sont oui ou non frères et sœurs, s’ils ont le droit de s’aimer.

C’est un polar made in France. L’histoire devient réelle car près de chez nous. Pas de bulding, pas de drogue, ça ce passe ici et là. En banlieue parisienne, à l’université, en Normandie… C’est la France que l’on connaît.

Vous allez croire, savoir, qui est qui, mais au final pas du tout, Michel Bussi vous balade à souhait !

En fond, c’est une enquête classique, mais il en fait quelque chose d’extraordinaire. Une fois dedans vous ne lâcherez plus rien!

Vous l’aurez compris, gros coup de cœur ! C’est bien construit, la mécanique de l’intrigue nous tient en haleine jusqu’au dénouement, c’est intelligent et reste de la place aux sentiments.

Que demande le peuple !

Vous connaissez ?

KA


Autre découverte culturelle-décalée du moment, la chronique BD de Pénélope Bagieu. Si vous ne connaissez pas encore l’univers de la bande dessinée, cette rubrique est faite pour vous. Elle y présente ses coups de cœurs BD en vidéo.

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Pénélope Bagieu est une illustratrice qui s’est faite connaître grâce à son blog BD « Ma vie est toute à fait fascinante » où elle y expose des instants de sa vie quotidienne girly, sous le pseudonyme de Pénéloppe Jolicoeur.

Chroniqueuse pour Arte, elle réalise également Fini de rire, un court métrage d’animation pour Canal+. Pénélope Bagieu ne perd pas de temps, de ses chroniques dans de nombreux magasines elle tire une première bande dessinée Joséphine dont elle assure elle-même textes et illustrations. S’ensuit Cadavre exquis aux éditions Gallimard, sa première histoire longue.

Elle anime, non sans moins d’intérêts, la rubrique BD sur la chaîne Madmoizelle.tv, qui si vous ne connaissez pas est devenue le site web dédié aux vidéos de Madmoizelle.com.

Vous pouvez suivre ses chroniques sur le site de Madmoizelle.tv ou en suivant ses toutes dernières apparitions sur la chaîne Youtube de Madmoizelle.com.

Elle vous fera aimer la bande dessiné, elle vous emmène dans son monde et vous propose tout un tas de découvertes du moment. Décalée, un brin d’humour et de gaieté sans oublier le côté culturel, il ne vous manque plus qu’à découvrir son univers.

Actualité de Pénélope Bagieu : Sorti en janvier de cette année, son sixième album, La Page Blanche, (édition Delcourt), en collaboration avec Boulet. Bande dessinée sur le thème de l’amnésie.

Et Pénélope Bagieu est partout. Même dans un épisode de BREF ! « Je me suis bourré la gueule », épisode du 3octobre 2011.

Et vous, votre BD du moment ?

KA


Découverte culturelle, ce nouveau lieu d’expression rassemble l’équipe de la librairie la Griffe Noire pour nous parler de leurs derniers coups de cœurs.

La Griffe Noire, si vous ne connaissez pas encore, est une librairie à Saint-Maur-des-fossés dans le Val de Marne, ouverte depuis 1987. Vous avez certainement entendu parler d’un de ses célèbre libraire atypique, qui n’est qu’autre que Gérard Collard, le chroniqueur littéraire le plus déjanter du paysage audiovisuel français.

Lui et son équipe composée notamment de la journaliste Marina Carrère d’Encausse, Jean Casel, Patrick de Funès, Carole S, Danielle Moreau, David Medioni… présentent les dernières lectures qu’ils ont aimé et partagent leurs conseils littéraires.

C’est une autre façon de parler du livre. Gérard Collard a pour pari de convaincre ceux qui lisent peu, ou ne lisent plus. Il joue du livre, de son auteur et de son éditeur, il parle avec passion et veut changer l’image élitiste de la littérature.

Je vous invite à les découvrir.

http://www.lesdeblogueurs.tv/

KA