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Prendre de la hauteur pour découvrir une ville à ce petit côté magique, étonnant. Outre le vertige, il y a cette impression de simplicité, d’être au dessus de tout, d’être pour quelques instants le roi du monde.

Malgré un soleil de plomb et une chaleur étouffante, nous avons eu le courage de gravir les 250 marches de la cathédrale Duômo. Et nous n’avons pas été déçu.

Un monument c’est souvent impressionnant, mais très rapidement on n’y prête plus attention quand on y passe tous les jours. C’est comme s’extasier devant la Tour Eiffel, au bout d’un moment ça devient presque ordinaire. Mon arrivée à Milan est encore trop récente pour que je ressente cette impression, je trouve toujours qu’elle brille au centre de la ville, même par temps de pluie et je m’émerveille devant sa dentelle de pierre.

Petit à petit, quelques marches en plus, on admire l’architecture, tout ces petits détails qu’on ne peut que deviner d’en bas.

Une fois tout en haut, Milan nous appartient ! On arrive sur une terrasse qui domine la ville et on profite de ce petit moment.

La prochaine fois ce sera la Torre Branca avec ses 108 mètres de hauteur !

KA

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Un temps estival, du soleil sur mes gambettes,

une envie de balade au calme et d’une bonne glace pour se rafraîchir.

C’est samedi, et on voudrait juste flâner et éviter les grandes places milanaises noires de monde. On opte cet après-midi pour une excursion dans le quartier des Navigli au sud-ouest de Milan.

C’est sans doute l’un des quartiers de la ville qui a conservé le plus de charme, avec ses cours pavées, son lavoir, ses terrasses et ses nombreux ateliers d’artistes. C’est pittoresque, et j’aime beaucoup.

On vagabonde au bord du canal, le long de Ripa di Porta Ticinese. On s’attarde sur les nombreuses boutiques vintages pleines de robes de soirées, de vestes en cuir, de blouses fleuries, de vestes à épaulettes, de chaussures colorées… Puis on change de décors et on entre ensuite dans le repère des grands fans de comics, bandes dessinées, manga… Avec des planches originales à des prix hallucinants.

On s’amuse à traverser les ponts pour passer d’une rive à l’autre, on observe toutes ces terrasses pleines de charmes où l’on sirote un grand verre de Crodino.

La chaleur nous emmène tout droit vers les glaces d’Amorino, pour une atmosphère entre chic et rustique, et questions saveurs c’est l’embarras du choix. Après avoir longtemps réfléchi, on se décide pour des parfums rafraîchissants, ce sera alors due coppette : mangue-orange sanguine / orange sanguine-fraise.

Pas vraiment à mon goût, ce quartier est aussi l’antre des bobos, hipsters & co. Apparemment rien d’alarmant quand un jeune bon chic-bon genre installe sa petite camionnette et vous propose de vous faire des espadrilles pour 35€ la paire… On chine des tenues aux coupes à la Isabel Marant, et personne ne s’étonne que la petite blouse est à 380€. C’est l’art de vendre du vintage à un prix astronomique. Vous l’aurez compris, Navigli c’est aussi le repère des jeunes artistes branchés, friqués, et pour le coup un peu fous.

Mais pour mon plus grand bonheur, le charme de ce quartier est gratuit. Alors on profite de ce qui s’offre à nous et on s’aventure dans une petite cours pleine d’enchantement. On admire les petites créations dans ces ateliers d’artistes qui fascinent. C’est calme et reposant, on croise même un gros matou qui n’hésite pas à faire sa sieste en plein milieu de la cours et ne bronche aux caresses des passants.

Se promener au bord du Navigli, pour un méli-mélo entre Milan & Venise.

KA


Imaginez vous le cadre de « Vacances Romaines » version milanaise (essayez du moins), une chaleur qui avoisine les 32° à l’ombre, et une envie soudaine de balade, d’enfiler son costume d’exploratrice et de marcher où bon vous semble, de suivre le soleil, l’odeur des glaces, et surtout de profiter pleinement de la Dolce vita. 

Cette excursion sous de forts airs de flâneries, ça donne 3h de marche, alors baskets de rigueur, mais rassurez-vous ce ne sera pas forcément une impasse sur votre look puisque vous avez de somptueuses lunettes de soleil qui feront de vous une milanaise branchée.

Pour profiter au plus, faîtes une impasse sur le métro, parce que Milan est plus joli d’au dessus que dessous terre. Optez pour le tramway, ses banquettes en bois et son bruit sur les pavés.

Arrivée à Porta Venezia, fuyez la cohue de Corso Buenos Aires, son monde et ses boutiques. C’est à partir d’ici que vous commencerez à faire travaillez vos fessiers. Dirigez vous vers le Giardini Pubblici, appréciez un peu d’ombre, respirez à fond. Ce parc est reposant, goûtez à un peu de calme, en plus c’est « Orticola » jusqu’à dimanche, avec au programme exposition et vente de fleures et plantes rares voire insolites.

Après cette petite vadrouille, prenez la sortie Piazza Cavour, là c’est bruyant, très bruyant. Passez le portique et prenez la Via Manzonni. Cette rue hautement fréquentée, rassemble les hauts-lieux de la mode et des hôtels luxueux. Tout est fastueux et on se sent tout de suite plus petit, et pas très à l’aise tout d’un coup. Une fois sortis de ce repère bling bling vous arrivez au Teatro alla Scala, traversez la Piazza Leonardo da Vinci, c’est imposant et fleuri. Ici, vous serez attirés par l’architecture monumentale qui s’offre à vous, et poussés aussi par l’affluence des touristes, vers le « Salon de Milan » ou autrement dit la Galleria Vittorio Emanuele II. Cette galerie commerçante réunie également des marques prestigieuses, des restaurants, des librairies… Où vous trouverez de la presse française ! En manque cruel de lecture française version anorexie mentale, vous êtes presque soulagé de voir un Top santé et de comprendre la couverture du tout dernier Cosmopolitan. C’est la fiesta dans votre petit cœur, vous voulez tout acheter. Souvenez-vous tout de même que le prix de la couverture française n’est pas le même que le prix de vente sur le sol italien… bon à savoir. J’opte pour Marianne et Glamour. Après la culture, un magasine girly ne fait pas de mal. Sortez vite avant de faire une razzia, et profitez encore et encore de l’architecture. Ça doit bien faire une vingtaine de fois que vous êtes passez par là, c’est toujours aussi joli. Appréciez les mosaïques au sol, les plafonds et le dôme majestueux en verre.

Tient Duomo au soleil ça donne quoi ? Ça brille, c’est gigantesque. Vous pouvez remonter Corso Vittorio Emanuele II et jetez un coup d’œil à la collection de maillot de bain à H&M ou faire un tour dans une des nombreuses boutiques. Mais là c’est une autre histoire. Surtout ne vous arrêtez pas, au risque de vous faire aborder par un vendeur à la sauvette et de repartir avec un mini hélicoptère, un livre sur les miracles de jésus, des roses en veux-tu en voilà, des appareils à faire des bulles… Passez par San Babila et prenez Corso Venezia, c’est presque calme. Encore quelques boutiques de luxe où siègent des fashionistas perchées sur des talons vertigineux. Passons… Un peu plus loin vous verrez le Museo di Storia Naturale, allez prendre des photos de la façade, ça vaut le coup. Ensuite et pour finir, vos pieds presque inertes vous ordonne de rentrer alors retraversez Corso Buenos Aires, re-tramway, et filez vous abreuvez et vous reposez.

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 On remet ça ?

KA


Partager l’expérience d’une année milanaise semble être un exercice interminable. Faute de pouvoir vous rencontrez et de vous révélez mes innombrables anecdotes autour d’un bon cappuccino, je vous propose en vidéo quelques représentations de cette ville en perpétuel mouvement.

La première est de Giovanni Basso qui utilise la technique du Time Lapse. C’est à dire la diffusion des images à une vitesse supérieure à celle des prises de vues.

Time Lapse de Giovanni Basso

Visuellement, le résultat est étonnant. Mais l’image de Milan est présentée de façon superficielle, son dynamisme ne se reflète pas qu’autour de la piazza Duomo…

Il n’y a pas ces petites choses qui font de Milan une ville en pleine effervescence, une ville agitée, dynamique, qui bouillonne. Les amoureux du klaxon sont absents, on ne voit pas l’agitation dans les marchés pour nous vendre des artichauts par kilos, les terrasses de cafés animées où l’on pose, les milanaises et leur fameuse lunette de soleil, la passion du panetonne au moment de Noël, les parcs où l’on fuit la cohue de la ville, le bruit des tramways sur les pavés, les vendeurs de rose très insistants, le soleil, les rires, les panzerotti tout chaud de chez Luini qui dégoulinent de mozzarella… On ne ressent pas l’atmosphère du petit village qui caractérise l’ambiance de cette ville moderne. Mais pour le côté visuel, c’est épatant.

La deuxième est de Francesco Paciocco. Et je préfère particulièrement celle-ci, alors je vous laisse apprécier.

Milan Dreaming de Francesco Paciocco

Bon visionnage !

La communauté Youtube semble adhérer comme en témoigne un des commentaires :

Chi dice che Milano èuna città grigia è completamente fuori di testa !”

Et vous qu’en pensez-vous ?

KA